Les médicaments génériques en France

Un marché en pleine croissance

Les médicaments génériques sont entrés dans les habitudes des Français :

  • ils reprĂ©sentent aujourd’hui 1 boĂ®te de mĂ©dicaments vendue sur 4 dans les pharmacies ;
  • leurs ventes ont augmentĂ© de plus de 9,4 % en 2008 (GERS Officine 2008) ;
  • dans 4 cas sur 5, quand le mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique est inscrit au RĂ©pertoire des mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques, le pharmacien substitue un mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique au mĂ©dicament « princeps ».

Les médicaments génériques ont par ailleurs permis à l’Assurance Maladie d’économiser plus de 1,3 milliard d’euros en 2008 (source : Le médicament – Mémento 2009, la Mutualité).

Droit de substitution et tiers-payant

Depuis 1999, la loi française reconnaît au pharmacien le droit de substituer un générique à un médicament dit « princeps ».

Cette substitution doit avoir lieu à l'intérieur d'un même groupe générique figurant au Répertoire des médicaments génériques, publié au Journal Officiel.

La substitution ne peut se produire :

  • si le mĂ©decin traitant s'y est opposĂ© en apposant la mention manuscrite « non substituable » devant le produit prescrit ;
  • en cas de refus du patient.

Dans certains départements, si le patient refuse la substitution, il perd le bénéfice du « tiers-payant » et doit avancer les frais qui seront plus tard remboursés par l’Assurance Maladie.

Source - "Le médicament générique" - PUF 2009.