Les médicaments génériques : questions - réponses

Depuis 1999, le marché des génériques a connu une forte croissance. Les éléments ci-dessous vous permettront d'en savoir plus sur ces médicaments.

  • Lorsqu’un laboratoire dĂ©couvre une nouvelle molĂ©cule, il dĂ©pose un brevet auprès de l’autoritĂ© compĂ©tente (en France, il s’agit de l’INPI). Il peut Ă©galement dĂ©poser par la suite d’autres brevets pour protĂ©ger une formulation, un process de fabrication, un dispositif d’administration…relatifs au mĂ©dicament en dĂ©veloppement.

    Jusqu’à l’expiration du/des brevets, le laboratoire a donc l’exclusivité de la commercialisation de ce nouveau médicament. Après leur expiration (environ 20 ans), le produit tombe dans le domaine public. Un autre laboratoire peut donc le fabriquer et le commercialiser.

     

    On entend par spécialité générique d'une spécialité de référence, celle qui a :

    • la mĂŞme composition qualitative et quantitative en principes actifs ;
    • la mĂŞme forme pharmaceutique.

     

    Sa bioéquivalence avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées.

    Un médicament générique doit obtenir une autorisation de mise sur le marché (A.M.M.) qui garantit sa qualité,  son efficacité et sa sécurité.

    Source : Art. L. 5121-1 5° Code de la Santé Publique.

     

    30-09-2009
  • La bioĂ©quivalence est dĂ©montrĂ©e sur la base des courbes de concentrations plasmatiques en fonction du temps, oĂą l'on compare le taux et la vitesse d'absorption du/des principe(s) actif(s) du mĂ©dicament testĂ© et du mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence chez un certain nombre de sujets sains. L'Ă©valuation de ces donnĂ©es est effectuĂ©e au moyen de mĂ©thodes statistiques scientifiquement acceptĂ©es. Deux mĂ©dicaments sont bioĂ©quivalents lorsque la quantitĂ© et la vitesse Ă  laquelle le mĂ©dicament sous sa forme active atteint la circulation gĂ©nĂ©rale après administration d'une mĂŞme dose, sont suffisament similaires pour conclure Ă  une efficacitĂ© et une sĂ©curitĂ© identiques. 30-09-2009
  • Un mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique contient le mĂŞme principe actif que le mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence. Sa bioĂ©quivalence avec le mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence est dĂ©montrĂ©e par des tests de biodisponibilitĂ©, nĂ©cessaires pour obtenir son autorisation sur le marchĂ© et son statut de mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique. Cette bioĂ©quivalence permet d'assurer l'Ă©quivalence thĂ©rapeutique entre le mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique et le mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence.

    30-09-2009
  • Les mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques sont dĂ©finis comme ayant la mĂŞme composition qualitative et quantitative en principe actif, la mĂŞme forme pharmaceutique et une bioĂ©quivalence avec la spĂ©cialitĂ© de rĂ©fĂ©rence dĂ©montrĂ©e par des Ă©tudes de biodisponibilitĂ© appropriĂ©es.  (Code de la SantĂ© Publique - art. L. 5121-1).

    Seules la méthode de préparation et la composition en ingrédients inactifs sans effet thérapeutique (colorants, liants, arômes etc …) peuvent plus ou moins varier. Parmi ces excipients, il en existe certains dont la présence peut nécessiter des précautions d'emploi pour certaines catégories de patients (en cas d'allergie par exemple). On parle alors d'excipient à effet notoire (E.E.N.). Ces E.E.N. sont mentionnés dans le répertoire des groupes génériques de l'A.F.S.S.A.P.S. Il est utile de les prendre en compte lors de la substitution, afin de garantir le meilleur niveau de sécurité.

    30-09-2009
  • Les mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques sont proposĂ©s Ă  un prix nettement inferieur que les mĂ©dicaments de rĂ©fĂ©rence, car ils nĂ©cessitent moins de frais de recherche et de dĂ©veloppement.

    Comme pour tout médicament, le prix du médicament générique est fixé par le Comité Economique des Produits de Santé. En moyenne, ils sont 30% moins cher que les médicaments de référence (source : Assurance Maladie - article "Les médicaments génériques" - 16 mai 2008). Depuis le 1er janvier 2009, lorsqu’un médicament générique est mis sur le marché, son prix est inférieur de 55% à celui du médicament de référence, et il subit une nouvelle baisse de 7% 18 mois plus tard (source : "Le médicament générique" -  PUF 2009).

    Les médicaments génériques contribuent ainsi à la maîtrise des dépenses de santé. En 2008, ils ont permis de réaliser une économie de 905 millions d’euros (source CNAM – avril 2009).

     

    30-09-2009
  • Un gĂ©nĂ©rique ne peut ĂŞtre commercialisĂ© que lorsque le mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence n'est plus protĂ©gĂ© par des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle. Ensuite, comme tout mĂ©dicament, le gĂ©nĂ©rique doit recevoir une autorisation de mise sur le marchĂ©. En France,  elle est accordĂ©e par l'Agence Française de SĂ©curitĂ© Sanitaire des Produits de SantĂ©  (AFSSAPS) une fois  dĂ©montrĂ©es l’efficacitĂ©, la sĂ©curité et la qualitĂ© du produit.

     

    30-09-2009
  • La procĂ©dure d’enregistrement des mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques est simplifiĂ©e dans la mesure oĂą ils sont dispensĂ©s des Ă©tudes pharmaco-toxico-cliniques dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es pour la spĂ©cialitĂ© de rĂ©fĂ©rence. La qualitĂ© du mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique et sa bioĂ©quivalence avec la spĂ©cialitĂ© de rĂ©fĂ©rence sont validĂ©es par l'AFSSAPS (octroi d'une autorisation de mise sur le marchĂ© - A.M.M.) avant la mise sur le marchĂ©.

    Les médicaments génériques sont évalués par l'AFSSAPS de la même manière et selon les mêmes critères que les autres médicaments, dans le cadre d'un groupe de travail composé d'experts externes et internes.

    30-09-2009
  • En France, les mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques sont listĂ©s au sein d’un RĂ©pertoire, Ă©tabli par l’Agence Française de SĂ©curitĂ© Sanitaire des Produits de SantĂ©. Lorsqu'une spĂ©cialitĂ© est identifiĂ©e comme gĂ©nĂ©rique d'une spĂ©cialitĂ© de rĂ©fĂ©rence, appelĂ©e princeps, elle fait l'objet d'une inscription au RĂ©pertoire des groupes gĂ©nĂ©riques de l'AFSSAPS, publiĂ© au Journal Officiel. Une fois l'inscription effectuĂ©e, cette spĂ©cialité peut être substituĂ©e par le pharmacien au mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence prescrit par le mĂ©decin.

    En 2008, les ventes de médicaments génériques remboursables ont représenté 21% du marché du médicament en volume et 10,5% en valeur (source : GERS – décembre 2008). Les pharmaciens ont substitué en moyenne 80% des médicaments prescrits par les médecins lorsque ceux-ci ont prescrit un médicament dont le générique est inscrit au Répertoire (source : CNAM – avril 2009).

     

    30-09-2009
  • Un brevet est un outil juridique qui accorde un monopole temporaire d’exploitation aux inventeurs d’un nouveau produit. En Ă©change, ils se doivent de partager leurs connaissances avec la communautĂ© scientifique. Ce dispositif permet aux inventeurs d’amortir leur investissement et de rĂ©aliser un profit raisonnable. Ă€ l’expiration du brevet, ces connaissances tombent dans le domaine public et deviennent alors exploitables par tous.

    30-09-2009
  • Oui. La plupart des laboratoires pharmaceutiques dĂ©posent plusieurs brevets pour chaque nouveau mĂ©dicament. Leur objectif est de le protĂ©ger contre la concurrence aussi longtemps que possible.

    Ces brevets peuvent concerner 3 aspects du médicament :

    - la nature de la substance active (structure moléculaire) ;

    - le mode d’action (la façon dont le médicament agit dans le corps) ;

    - la formulation (la façon dont le médicament est administré).

    30-09-2009